Quelles sont vos politiques de retour au bureau ?

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Ressources humaines

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Moins impactés que d’autres professions, les métiers du secteur administratif ont tout de même dû modifier leurs méthodes de travail depuis le début de la pandémie. Alors, quelles seront cet automne les options possibles pour un retour au bureau ?



Depuis mars 2020, la routine métro-boulot-dodo a été ébranlée pour tous. Mises à pied, télétravail temporaire ou réorganisation complète des méthodes de travail, chaque sphère d’emplois a été affectée par la pandémie.



Comme tout le monde, les employeurs et les travailleurs du domaine administratif ont dû se réinventer pour poursuivre leurs activités. Les postes de travail à distance et les rencontres virtuelles sont maintenant bien ancrés dans le quotidien de la plupart des entreprises. Certains n’ont même jamais rencontré physiquement leur nouvelle équipe !



L’automne s’annonçait plein d’espoir pour un retour au bureau potentiel. Toutefois, l’arrivée d’une quatrième vague et du variant Delta a dérouté plusieurs employeurs, qui ont déjà dû mal à suivre les développements entourant la COVID-19.



Nous avons donc approché plusieurs compagnies dans le but de connaître leurs politiques de retour au bureau. Sans surprise, plusieurs n’ont pas de réponse ferme à nous fournir. Bien que leurs départements en ressources humaines se penchent sur la question depuis plus d’un an, les solutions sont restreintes et dépendent des réglementations des autorités. Quelles sont néanmoins les possibilités qui se dessinent à l’horizon ?

Rester en télétravail


On ne se le cachera pas. Si certains employés vivent très bien la réalité du télétravail et se sont organisés en conséquence, d’autres ont hâte de retrouver leur équipe et de profiter de l’ambiance du bureau.



La solution serait-elle alors de garder la formule de travail virtuelle jusqu’à ce que la COVID-19 soit chose du passé ? En 2020, un sondage réalisé par l’Institut de la statistique du Québec indiquait que 13,7% des compagnies prévoient de continuer le télétravail pour la totalité de leurs activités après la pandémie. Et après tout, de nombreux emplois en administration ne nécessitent pas la présence physique des employés au bureau.



Si cela semble une façon de travailler qui vous interpelle, certains outils existent pour faciliter l’implantation ou la continuation de ce système.



Tout d’abord, la CNESST propose différents points à surveiller pour produire une politique de télétravail à l’interne. Le site d’Éducaloi, de son côté, présente des aspects légaux entourant la question du télétravail. Bref, les mesures actuellement en place pourraient être un moyen de contourner les développements incertains entourant le contexte épidémiologique actuel.

Proposer une formule de travail hybride


Les effets positifs du travail à domicile sont nombreux, tant pour les employés que pour les employeurs. La CNESST avance par exemple que ce système favorise une meilleure conciliation travail-famille pour les employés, en plus de représenter des économies en frais de location de bureaux pour les employeurs.



En revanche, certaines recherches démontrent des effets négatifs, notamment sur la santé mentale des travailleurs. Par conséquent, la formule hybride, à savoir un compromis comportant quelques jours en présentiel et quelques jours à distance, pourrait constituer une solution gagnante.



Une récente étude de l’Université de Montréal démontre d’ailleurs que 39% des salariés sont disposés ou très disposés à continuer le télétravail, tandis que 37% d’entre eux sont peu ou pas du tout enclins à poursuivre le travail à la maison. Ces proportions, quasi égales démontrent-elles que la formule hybride serait idéale pour tous ? En plus de limiter le nombre d’employés dans les bureaux, cette solution pourrait également jumeler les imp

La suite est réservée aux employeurs.

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